Une certaine idée de la démocratie

Une certaine idée de la démocratie

Aux environs du 5 décembre 2017 j’ai pu lire une lettre de la Mairie, non datée, précisant que :

« Le 10 novembre dernier, un permis de construire a été délivré à la société BPM Immobilier pour édifier un bâtiment de 14 logements au 144 avenue de la République, sur la parcelle AK 171 où est située la serrurerie Jamet.   […]  

Le permis de construire est consultable au service urbanisme.

Je tenais à vous en informer, […]

Pour le Maire

Christian Corbin

[…]  »

Ce courrier a été adressé à un nombre restreint de Montgeronnais, soit le voisinage du lieu désigné.

Cette restriction d’information est peut-être légale, mais elle dénote la volonté ouvertement appliquée de tenir compte d’une petite partie de la population. Cette démarche est habituelle. La Mairie communique avec une partie restreinte des habitants alors que chaque projet concerne tous les habitants. Les exemples sont nombreux, mais je ne perdrai pas mon temps, ni le vôtre, à les énumérer car vous les connaissez.

Une ville est un ensemble et ne doit pas être morcelée, sauf si la Municipalité désire faire preuve de concertation à tout prix sans avoir conscience que cette méthode de communication est génératrice de suspicion et de mécontentement. Le seul avantage pour la Mairie est de réduire ainsi les critiques des habitants puisque 90% d’entre eux ne savent pas ce qui se passe dans la globalité de leur ville. Il faut noter aussi que le petit nombre de riverains ayant reçu ce document non daté a été « informé » après coup. On viendra nous dire par la suite que ces agissements sont dans l’esprit démocratique. Grave erreur ! Ce n’est même pas une concertation, mot fétiche de la Mairie, puisque ce projet est né dans la discrétion la plus totale. Pour quelle raison ?

Doit-on faire l’amalgame avec les projets Eiffage proche de la gare, rue du Gué, rue du Docteur Lacaze, la maison Maggio, et d’autres … ? Montgeron oscille entre promesses et trahisons. Cela est insupportable et accrédite la suspicion et la défiance des Montgeronnais envers la Municipalité. Tout vernis finit par craqueler un jour, et ce qui était beau devient très laid.

L.D.