La traversée de Montgeron.

La traversée de Montgeron.

De nos jours il est impératif pour une ville de réfléchir à son urbanisation en tenant compte de la mobilité, au sens large, de sa population. C’est une question essentielle du point de vue de l’environnement, du confort et de la sécurité de ses habitants ainsi que pour sa vitalité économique. Harmoniser et permettre tous les types de déplacements (voitures, transports publics, piétons, vélos….) est une nécessité et un atout.

Quelle est la situation de Montgeron ?

Malgré les demandes répétées des habitants et des associations concernées, et bien que le commissaire enquêteur ait déploré en 2016 dans son rapport que le schéma directeur des liaisons douces (marche et vélo) n’ait pas été fait avant l’élaboration du PLU, il n’y a aucune vraie réponse de la municipalité. Il est légitime, au vu des décisions au coup par coup concernant l’urbanisme à Montgeron, de considérer qu’elle n’a pas mesuré l’importance de cette question. C’est un peu comme si, lors de la création d’une ville nouvelle, vous laissiez les promoteurs construire où bon leur semble et que, ensuite, vous vous préoccupiez d’établir les voies de circulation.

Ainsi, la Ville a planifié des réfections de rues sur la période 2014-2020, mais sans plan pour le réseau local et sans tenir compte du réseau cyclable structurant régional dont le tracé est connu. Il est donc à craindre que quelques rues parmi les rues déjà faites devront être reprises dans les années à venir. Des dépenses qui auraient pu être évitées. Et qu’en est il du tronçon de l’avenue de la République entre la médiathèque et l’hôtel de Ville dont les travaux sont déjà planifiés sans tenir compte de l’étude en cours du schéma directeur.

Et pourtant ce n’est pas utopique de considérer les aménagements nécessaires et profitables à une bonne circulation de nos concitoyens dans leur ville. Question de choix et de volonté car financièrement, prévoir l’aménagement piéton et cyclable d’une rue ne change pas fondamentalement le cout des travaux.

Mieux signaler les parcours piétons, en créer d’autres quand l’opportunité se présente, mieux maitriser les offres de transports publics (trajets des bus, réalité de leur utilisation), intégrer totalement les voies cyclables à notre réseau urbain, tout cela est possible.

Prenons l’exemple de la gare RER, 6500 personnes l’utilisent quotidiennement. Il est donc évident qu’une attention particulière doit être portée à ce quartier en terme de mobilité et d’accès. Malheureusement ce n’est pas le cas, sinon le projet Eiffage et les terrains Dardere auraient pu contribuer à l’élaboration d’un vrai quartier où se combinent différents types de transports et de services.

A ce titre, rappelons l’obligation qui est faite aux communes d’Ile-de-France de mettre, avant 2020, leurs gares aux standards de qualité tels que requis par un document élaboré par le STIF (François Durovray est un des administrateurs) et approuvé par le Conseil régional (ou siège aussi notre Maire). Il s’agit du PDUIF (Plan de déplacements urbains d’Île-de-France) dont un des objectifs s’intitule précisément « Aménager des pôles d’échanges multimodaux de qualité ».

Il est donc grand temps d’engager une vraie politique des mobilités dans notre ville car celle ci, sans nul doute, participera au bien-être de nos concitoyens et à l’attractivité de notre commune. Refaire bouger la ville et ses habitants, c’est aussi injecter de la vitalité économique et du lien social, redonner du caractère et de la valeur à notre commune. Nous ne devons pas louper cette opportunité.

Si vous souhaitez approfondir cette question, nous vous invitons à consulter le site d’un auteur indépendant >>> www.montgeronbourg.fr

F.P